Michaux, page CXXI, Pléiade premier tome.
"Avant le 12, il reçoit de Fourcade, dont le jardin a été bombardé, le certificat demandé et l'argent de la vente du violoncelle. Le 19, il évoque à Paulhan l'exposition qu'il aurait faite s'il avait pu revenir à Paris. "Mon centre du langage semble souffrir bien davantage de l'anémie cérébrale. / C'est tout vide, là, petit, contradictoire, animé d'une sorte de mouvement brownien, mais c'est plus fibrillaire. Or, je voudrais créer de l'indignation ! / Que Gallimard patiente donc." Le 28, il remercie Tavernier de lui dédier certains de ses poèmes : "Je veux croire qu'ils vous auront été plus agréables à composer qu'à moi ma Nuit remue". Marie-Louise et lui lisent "avec délices l'autobiographie de Gertrude Stein"."