En même temps que je rédige la fin du mémoire
j'enterre quelques faux espoirs
avec deux misérables larmes : une pour mon père
une pour ma mère
Enfin, ma dernière suggestion, ambitieuse mais absolument nécessaire me semble-t-il, met en cause le mode de pensée linéaire hérité du 19e siècle et de sa notion de progrès. Je pense souvent à la manière qu'a eue Virginia Woolf de décrire l'arrivée du 19e siècle comme un bouleversement climatique dans Orlando : un siècle lourd et humide, dont la prégnance s'est infiltrée partout et durablement. Il s'agira en effet de sortir de cette sorte de pesanteur linéaire et de re-cycler la réalité parce que, à mon sens, il n'est plus possible de continuer de tout acheter et jeter et de reléguer sans se préoccuper du devenir de ce qui est refoulé. Partant du principe qu'il n'existe plus d'en-dehors des villes, du pays, de la planète (quelqu'un aurait-il envisagé des fusées-poubelles et des planètes-décharges ?), il nous faut réintégrer le déchet dans un cycle de vie réaliste et le moins coûteux possible, en termes économiques, sociaux et environnementaux.