A partir de 1881 seulement, la loi française permet aux femmes l'accès au lycée. Cette date, moment clé dans l'histoire des femmes comme 1895 l'a été pour l'histoire des homosexuels (procès d'Oscar Wilde), correspond également à la création de l'Union des femmes peintres et sculpteurs. L'un de ses objectifs fut l'ouverture des Beaux-Arts, obtenue pour 1900.
Quel est le processus d'effacement des femmes artistes, pourtant actives et reconnues en leur temps ? Pourquoi disparaissent-elles de l'histoire sous l'action abrasive de la critique ?
Les auteures ont mis en exergue l'écrasante ambiguïté française entre l'universalisme – toujours endossé par le masculin –, et la différenciation – champs étroit où les femmes sont autorisées à apparaître. C'est une histoire de langue mais pas uniquement, c'est un point de vue sur le genre, dont pâtissent bien sûr les hommes, aussi.
Le livre, nécessaire, très bien écrit, documenté et édité, est délicieusement queer.
La prochaine et dernière rencontre est prévue au Palais de Tokyo le 24 octobre, à 19 h 30, Paris.
J'ai une dédicace bien généreuse sur la page de garde de mon exemplaire. Compléments de lecture : Judith Butler et Monique Wittig !
Sure ! ;-))"and there's nothing I like better than to bring other women into the audience" : Die Jungfrauen Maschine (Virgin Machine), 85 mn, Allemagne, 1988.
C
CORINNE
13/10/2007 18:02
Très intéressant surotu ds ce monde où on croit tj - à tort - que ts va bien pour les femmes et qu'il n'y a plus de pb que ceux-ci sont d'un autre âge. Et pour complément les femmes n'étaient pas les bien venues dans les sciences en France...Les écoles d'ingénieurs ne s'étant ouvertes, pour la plupart, que dans les années 60!!!Même si on a eu Marie Curie, mais bizarrement, au départ elle était polonaise....
Hey salut Corinne ! mmh et comment va ta chimie ? ;-))Aussi, le livre donne vraiment sa part à l'art et aux perspectives actuels, contextualisés et politisés par deux pensées ouvertement queer. (L'extrait du film est de Monika Treut.)