carnet de signes, puzzle de vents
vers 19 heures un homme expliquait à la radio que le hasard était un oiseau, qu'il se posait sur le sol de son choix
la photographie d'une tasse de grès bleue et carrée figurera au-dessus d'une cuillère à café à l'extrémité et au pincement tordus outils-mémoire de nos actions du soir
la nuit remue et tombe l'appel inémotionnel rien à part des pensées de guerre elle et moi n'avons rien à nous dire un appel toujours identique assassinat du temps et d'autres choses
"Sur chaque ardoise qui glissait du toit on avait écrit un poème La gouttière est bordée de diamants les oiseaux les boivent" Pierre Reverdy, Les ardoises du toit. Façade. " Et la voix douce qui t'appelle Indique où il faut regarder "
aujourd'hui une femme dans son propre costume avec un vrai torchon sale énergique hier j'ai d'abord cru que Foucault 2 avait mis en scène trois halogènes mais ce sont des assiettes j'ai orienté différemment ma table de travail pour ne pas être hantée...
calculer 300 mètres par seconde éviter les crètes et les thalwegs rester dans la pente de la combe à 30 mètres d'une autre personne loin des objets métalliques téléphones portables éteints allongé, sans relever la tête
Il existe des murmureurs aux chevaux des portes laissées entrouvertes le kung fu du pizzaiolo des réunions politiques des hêtres centenaires et des agrandisseurs de cœur Il existe sur nos chemins sauvages certaines beautés volontaires
"Par où débuterait-on dans la pensée si ce n'est toujours à partir de quelque fissuration, qu'on suit ensuite comme un filon vers des gisements plus secrets ?" François Julien, Nourrir sa vie.
l'odeur des failles, des genêts et des pins d'Alep la lueur affirmée des prieurs à l'est, celle du primeur militaire à l'ouest au surplomb, Mérak et Dubhé veillent sur une sentinelle de Morteau où suis-je ? du voyage, vôtre
"Rectangle de carton qui porte une figure, [...]" chaque paysage derrière une carte dressée donne la véritable règle du je- "[...] un symbole ou des instructions [...]" jour après jour, Alice du corridor salue les as et les cœurs "[...] et qui sert à...
étoile glacée poussant les bords d'un petit verre d'esprit lointain
révolte-face : observation participante des écoutes des écrans des doutes aidés (et des) réagencements
et l'Œdipe se défit , glissa tel un ruban de satin dans le lit
waving a light luggage ramble rose of insides carrying it down to these moving galleries
Thomas Bernhard sortant vit une serveuse au dos tatoué d'un texte je suis le cœur serré ... un boucher au tablier tâché du cœur de son métier La présidente dit j'ai deux amants le curé pour l'esprit le boucher pour le corps
l'exil d'une appartenance incomprise revient à une identité niée
travaux agricoles et tablées amicales pour ce week-end
derrière les paravents //\\ //\\ //\\ où se renvoie ce qui est censé m'appartenir j'aplanis socle et cimente stylobate ___ le discernement ... passe
atelier réseau et recherche d'emploi dans ce bar-tableau sombres rouge et bois
encore brunir pendant les réunions d'été en cercle les vélos jetés sous un arbre
dans le jardin des migrations le souffle d'un jet de cailloux ploie l'eau d'un petit bassin
"The fear, anxiety and skill of the actors is happening now, in front of you. If performing is risky, we identify with the possibility of grandeur and disaster." Hanif Kureishi, The Body.
combien de gorges furent coupées dans la rue Courtalon ?
Ça ressemble à quoi un minotaure essoré, aux cornes froissées, un peu déteintes ? Il va dans ce labyrinthe qu'il avait pris pour un couloir coudé Un jaune à la main de la paille sur ses habits et quelques poils de chiens
une pupille figée dans sa petitesse l'œil fissuré d'un fin filet de sang me conduisirent en urgence chez le vétérinaire du cirque d'hiver